Les mutilations génitales féminines en Afrique

August 13, 2013  |  By Abdou Khadr Sary, Senegal

Les mutilations génitales féminines en Afrique

Les mutilations génitales féminines constituent un élément crucial des cérémonies d’initiation dans certaines communautés africaines et marquent le passage à l’âge adulte des fillettes.

Cependant, elle est pratiquée dans 25 pays de l’Afrique noire ainsi que dans une moindre mesure, en Asie notamment en Indonésie et en Malaisie, au moyen orient, en Egypte et dans certaines localités de la péninsule d’Arabie.

Se mutilations relèvent d’une pratique traditionnel et non religieux. Selon les raisons mises en évidence pour soutenir ces pratiques, l’incision des filles sont diverses.

Elles découlent souvent de la croyance selon laquelle après ce traitement, elles vont annihiler ou modérer les pulsions sexuelles. Mais parfois, elle est d’ordre traditionnel, ne s’appuyant aucunement sur la religion.

Bon nombre de musulmans africains pensent que la circoncision féminine est requise par l’islam. En réalité le coran ne mentionne aucune forme de modification de l’appareil génital féminin. Hormis dans un hadith dont l’interprétation prête a controverse, mais ce hadith ne l’érige pas en obligation.

Seule l’une des quatre écoles de la jurisprudence islamique, l’école chaféite a autorisé par le passé ‘’ une légère incision du clitoris dans le but d’augmenter le plaisir sexuel des femmes’’.

Ainsi dans des pays comme le Ghana 1989, le chef de l’Etat a formellement prononcé pour cette pratique traditionnelle néfaste. Certains pensent que cette loi a fait générer la clandestinité.

De manière générale, l’incision des filles demeure illégale dans toutes les sociétés mais persiste encore. C’est un aspect dégradant pour toute une vie.

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